Austerlitz (1805) sans Trafalgar
L'histoire aurait pu être privée de la plus belle victoire de l'empire "Austerlitz" sans Trafalgar. Alors pour réaliser son opération ambitieuse , Napoléon , au milieu de sa grande Armée réunie à Boulogne, envisage une descente sur l'Angleterre. Il attend l'amiral Villeneuve avec son escadre venant de la Méditerranée. Il en a expressément besoin. Dès le mois d'août , il se demande où est passé l'amiral? Mais le 23 août lui parvient la nouvelle de Trafalgar.Sa colère est indicible ; puis il reprend ses esprits et dans une vision géniale ,il décide sur le champ ,tout seul ,de faire converger ses armées vers le Danube. Il lève alors le camp de Boulogne et ses armées se mettent en route dans le plus grand secret. Il faut à tout prix les rassembler dès novembre pour déjouer les intentions de l'empereur d'AUTRICHE. Lui seul avait compris qu'une nouvelle coalition Austro- Russe, sous l'instigation de la grande Albion se dessinait. De ce côté on se frottait les mains de la déconvenue qui sera faite à l'empereur des français. Ce fut pourtant Napoléon qui les surprendra. Le lieu choisi donna à l'empire sa plus belle et grande victoire "Austerlitz' qui sera un chef- d'oeuvre de son Art militaire. Nous étions le 2 décembre 1805.
Cauro(37)Internautes passionnés de la Corse
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Cauro :(36) Bonne Année 2011
A tous les lecteurs de mon blog , ainsi qu'aux Corses et aux amis de la CORSE ' BONNE ANNEE ' Pace e Salute '
(35) Cauro--Rassemblement inter-paroissial
Dimanche 31 octobre , les communautés paroissiales de la rive sud d' Ajaccio: Acqua- Doria, Bastélica, Bastélicaccia, CAURO , Coti- Chiavari, Cuttoli- Corticchiati, Eccica- Suarella, Ocana ,Porticcio, Tolla, U-Rupioni, se sont réunies dans la grande église Santa- Barbara de Cauro sous le patronage de monseigneur Brunin assisté par l'abbé Vincensini et du diacre Ange- Marie Bastélica .-------------Au cours de ce magnifique et important rassemblement l'évêque du diocèse de la Corse Monseigneur Brunin devait, avant de célébrer la messe dominicale instruire les fidèles; comment faire une Eglise dans sa dimension sacramentelle afin de maintenir une relation vivante avec le Christ. Il ajouta que l'évêque n'est pas l'évêque de la Corse mais celui de l'Eglise de Corse. Il est vrai que Monseigneur Brunin en recevant l'évêché de Corse a trouvé une Eglise dans une situation difficile. Les chrétiens de Corse se souviennent de ce triste épisode.Il lui a fallu beaucoup de courage pour rétablir le droit chemin fraternel. C'est une immense responsabilité de conduire l'Eglise dans son oeuvre missionnaire et annoncer le salut offert à tous par le mystère de la foi.----------Est venu ensuite le commentaire des lettres de Saint Paul aux Corinthiens 12,12...31 et aux Ephésiens 4,1...16.-------------La célébration de la messe à 11h00 qui a suivi a donné à l'assistance composée de personnes de tout âge mais également de nombreux enfants de participer avec ferveur aux chants et prières universels. ------ A la fin de de cette cérémonie , l"abbé Vincensini en remerciant les organisateurs et les animateurs , a invité tout ce monde a se retrouver à la cantine scolaire pour partager un repas de produits corses.-----------A 14 heures , un débat présidé par Monseigneur Brunin , en présence de notre curé et de notre diacre devait clôturer cette belle journée.
(34) Cauro. -Le dépaysement autrefois
Après la première guerre mondiale , l'histoire de la Corse fut marquée par une vague de dépaysement . La désertification de nos villages devenait à la fois une hémorragie démographique et un appauvrissement culturel. Rien de plus normal de voir tous ceux qui voulaient échapper à l'enfermement dans une île abandonnée à une existence moyenâgeuse. Cette nécessité a été sans aucun doute une souffrance indicible. Ce mouvement social inspira , dans les années 1925-30 notre concitoyen Pierre -jérôme Valle. Qui était Pétru- ghiromu Valle ? Un poète de langue Corse et un ami. J'aimais le rencontrer lors de mes séjours au village parce qu'il avait une grande culture qu'animait un esprit de tradition et de solidarité. Défenseur de la foi chrétienne,il aimait profondément son village; c'était un MARSILJ par sa source maternelle de laquelle il en tirait le don de la prose et de la rime. Avant de nous quitter en 1963 , il m'offrit ce poème qu'il décrit avec émotion " A Terra Abandunata"; une sorte de dialogue entre " Santa Catalina( fêtée le 25 nobre) et un ciste qui a pris la place du blé disparu "le regret de la vie d'autrefois en somme". Pierre -jérôme y relatait tous ces lieudits de nos champs et collines environnantes où nos ancêtres en avaient fait leurs terres nourricières. Il se lamentait dès lors , de voir leurs accès autrefois si animés ,désormais envahis par une végétation inextricable et dépourvus de toute trace de vie humaine . A TERRE ABANDUNATA
1 6
- O costi di la Murata _ Piantareti in n’a Stazzona
- Quantu fu addulurata _ Si la tempara un n’e bona
- Viddendu sti lochi santi Per ricuminccia l’intazzu
- Privi di bocce e di canti Na passata di lu Stazzu
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- A lu casellu d ‘Araglia Si ci trova un broccu dritu
- Un vidi granu ne paglia Vogliu essa arrustitu efrittu
- Ma un muchju mi risposi. _ Diti puri à zi Mineghu
- Quantu cambianu li cosi Chi u mi stupu eü u lu negu
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- Eju regnu in San Gjuvanni _ Si passendu piu luntanu
- Dipoï piu di trent’anni _Visticheti un passu umanu
- Biadarella laï lasciatu _ Diti puri un pater nostru
- Da lu jornu che so natu Parchi un e du mondu vostru
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- Ma si lu capu un m’abusa _ Ajhusteti un dies ira
- Ci ne tre spichi in a Chiusa_ Per st’anima chi souspira
- Sapiati chi per andacci Po essa un vechiu bujajhio
- Truvareti molti lacci Chi richerca u so pagliajhu
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- A tepa di a Curbajhiola _ E par voï u dove vaï
- E una vera tupajhiola _ Cantetilu piu che maï
- Piglieti pinatu e spada Perche un seti encu intrata
- Per riapravi la strada Na chiusa ne na Sarrata
- 11 14
- Attizione in Alzitella_ E piu pianu ni Pujhiali
- D’un perdacci la spurtella Parchi dormi lu cignali
- Si voï intrate in u Margoni E si ci e sempru lu pinu
- Ci lasciati lu spurtoni Tanti baji da muchjinu
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- Pripareti u tistamenttu Ajhi parlatu abastanza
- Per anda nu Sagramentu Un ajhustu che sa stanza
- Pruni, lamajhi, litarni Fati come lu vi pari.
- Vi stracciaranu li carni Gia lu soli ceta in mari.
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- E lu legnu catuchinu E sentu : l’Ave Maria
- Vi subaccara lu spinu Bona sera :E cusi sia
- Fati pianu in Cucuracci Cusi parleti lu muchju.
- Ci e la volpi chi jhiacci Elocante pien di succhju
Les mots soulignés sont les lieudits qui disparaissent de la mémoire.
33) Cauro_En Corse à l'époque des" Mazzéri "
Au début des années 1930, la vie des villages corses était tourmentée par des pratiques ancestrales comme " le mauvais oeil" , la vendetta, l(honeur des femmes, et les sorcières. Il y avait aussi d'autres sciences magiques telles que les "Mazzéri". Le souvenir que je retiens de ce sortilège était la peur que les grandes personnes communiquaient aux enfants pour qu'ils ne s'éloignent pas de leur habitation.Il ne fallait pas s'aventurer dans le maquis ou vers le cimetière, car c'était le lieu où rôdaient les Mazzéri. Pourtant en ce temps là, tout le monde se côtoyait au village et vivait selon les traditions de solidarité dans un esprit de famille. Les naissances survenaient au sein de la maison familiale et l'on quittait la vie de ce monde dans une intense émotion entretenue par le "lamentu"; une sorte d'éloges funèbres. -------- Pour en revenir à mon sujet " les Mazzeri" ce mot corse est dérivé de mazza et synonyme de massue ( arme pour assommer). On peut dire que les mazzeri étaient des personnes de la communauté villageoise que rien ne distinguait des autres. Elles avaient le don d'ubiquité assorti du pressentiment de la mort, sans être responsables de leurs actes. Leur pouvoir les poussait la nuit tombée ,armés d'un bâton, de chasser( en rêve)et de tuer le premier animal qu'ils rencontraient. Alors qu'ils étaient sensés être chez eux , on les apercevait partout la nuit le long des ruisseaux et dans le maquis. L'esprit des Mazzéri était dévolu le plus souvent aux femmes avec une force implacable et inconsciente, de là à supposer qu'ils avaient des liens avec d'autres esprits semblerait un peu osé. Pourtant ils portaient la mort dans les familles. Après leur chasse nocturne l'animal tué leur suggérait d'une manière indubitable telle personne de la communauté ,laquelle pouvait mourir dans l'année ou dans les jours qui suivaient. Les Mazzéri étaient craints par leur entourage. Nous autres enfants , malgré la peur avions la curiosité d'en savoir plus avec beaucoup d'appréhension. Les Mazzéri vivaient le plus souvent dans l' anonymat .Leurs facultés comme leurs rencontres avec d'autres adeptes n'échappaient pas à la rumeur publique. Heureusement , en ce début du xxi° siècle le souvenir des Mazzéri s'est au fil du temps estompé et leur existence a aujourd'hui disparu du fait de l'évolution de la société patriarcale corse.
Cauro(30) La gastronomie Corse: les produits du terroir
Le continental qui débarque en Corse sait vite apprécier notre art culinaire. Mais ne dit-on pas que le Corse éxilé pense dans sa nostalgie profonde de l'île natale que "tout y est meilleur là-bas.______D'où vient cette gastronomie ? . On pourrait dire du passage de toutes les incursions méditerranéennes : Ligure ,espagnole,provinciale , voire maure. Alors quelles diversités !... ______En premier lieu , je place la charcuterie Corse dont la saveur est inégalable . J'insiste sur le produit identitaire résultant d'une nourriture de châtaignes et de maîs deux mois avant à tumbéra( l'abattage): le figatellu,grillé au feu de bois, le boudin aromatisé aux raisins secs,le lonzo ( filet de porc) le prizuttu ( jambon fumé) ,la coppa ( l'échine roulée)._____Nous trouvons ensuite , selon les époques , en hiver : les plats succulents : les grives et les merles rôtis aux sarments de vigne, les terrines de ces volatiles mais, aussi différents gibiers de l'île et en particulier le sanglier en daube._____Les poissons tiennent une place honorable: l'exquise langouste du golfe ,vendue vivante à la halle aux poissons, les oursins (i zini) qui sont un délice des palais les plus raffinés ( produits à consommer lors des mois en 'R') . Les truites de nos torrents grillées sur la pierre chaude et en particulier la truitelle des montagnes._____Et puis, le triomphe de la gastronomie insulaire est l'inoubliable BROCCIO . Rien à voir avec la brousse du midi . Que de mets peut-on réaliser avec ce produit. Dans un repas, en entrée, des chaussons de blettes au broccio ,les artichauts violets farcis aux herbes et au broccio , les canélloni, les omelettes au broccio et à la menthe. ___Puis les desserts: le broccio est également un délicieux dessert qui se consomme frais ou tiède quelques heures à peine sorti de son moule. Il est dit tiède parce que le broccio est une sorte de fromage cuit. Les grands chefs sont en mesure de réaliser des mets inédits et fabuleux avec ce produit que l'on ne trouve que durant la période allant de novembre à mai. Le broccio s'accorde avec une variété de pâtisserie : les beignets au broccio ( i fritelli), les embrucciati (Que l'on trouve sur le marché d'Ajaccio), le roi de tous ces gâteaux ' le fiadone". Un conseil personnel, j'adore le broccio frais soupoudré de sucre en y mêlant une petite dose de rhum. votre régal sera incomparable .____Sans oublier les diverses recettes de mets à la farine de châtaigne______Passons à nos fromages corses, en partie de brebis et de chèvres. Fromages du Niolo, du Vénacais, et de la région d'Ajaccio.______ En avril , Cauro vous offre sa foire du vin et du fromage sur la place du village. les bergers locaux y exposent leurs produits avec démonstration de la fabrication du broccio sur place._______
À côté de toute cette gastronomie , il y a la place des vins corses dont la réputation grandit par sa typicité qui est due à l'encépagement à base insulaire: vermentinu, sciacarellu, nielluccio ,malvoisie etc ..Le terroir corse est généralement argilo- granitique qui convient à ces encépagements. Mais la corse connaît deux micro-régions argilo- calcaire; Patrimonio et l'extrême- sud( Bonifacio )qui produisent des vins fameux._____À titre indicatif voici une liste non exhaustive, je m'excuse d'en oublier. _____AOC Ajaccio , Comte peraldi , Capitoro --Ornasca____AOC Patrimonio, Orenga de Caffory, Clos Marfisi___AOC Cap corse, Muscat-- Arena et Marengo ____AOC Sartène Fumiccicoli - San Michéli ___AOC Calvi ,Alzipratti AOC -Porto-Vecchio Etc....
Mais attention, l'abus d'alcool est dangereux; à consommer avec modération
Cauro (29) La chasse en corse, aujourd'hui et autrefois.
Dans notre île où le relief et la végétation sont favorables à la faune, la chasse a toujours représenté pour l'homme un moyen de se nourrir et de protéger les récoltes contre les prédateurs ,en l'occurence les sangliers.______ Mais elle est aussi un moment de loisir, voire une passion . Ce plaisir ne doit pas faire oublier aux adeptes qu'ils ont un devoir ,dans le monde d'aujourd'hui, d'organiser, de respecter et de gérer la réalité cynégétique pour conserver un équilibre écologique. __Autrefois, le gibier sédentaire trouvait des conditions propices à sa nourriture et à sa reproduction .____ Après la deuxième guerre ,l'abandon des cultures , le transport motorisé mais également le braconnage ont mis en danger certaines espèces.____ Le gibier migratoire lui-même subissait ,au moment de son passage , les tirs au vol effarouchants, par l'afflux de chasseurs venant d'ailleurs. _______En rassemblant mes souvenirs,il me plaît d'évoquer la chasse en Corse autrefois. __Les migrateurs faisaient le bonheur de nos paysans et les auberges vous servaient des grillades succulentes.____ Quand les brumes d'octobre recouvraient les sommets, on pouvait admirer l'apparition de nuées de "pigeons ramiers'.On scrutait leur vol et leur destination.Ils abordaient nos montagnes fatigués d'un long périple pour trouver une nourriture abondante, de glands et de baies d'arbousiers.___Dans nos forêts de chênes , on les chassait à l'affût jusqu'en février. Leur vol impressionnant s'abattait sur les arbustes dans un bruissement d'ailes qui éveillait la vigilance du chasseur. À chaque coup de feu ces volatiles se rabattaient un peu plus loin où un autre chasseur s'en donnait à coeur joie.____ Mais la Corse était également un lieu prisé des grives et des merles. Ils venaient par vagues successives à la même époque comblant le rêve des oiseleurs (une sorte de braconnage toléré) .___Ces derniers préparaient, dans le maquis dès l'été,des sentiers sous-bois pour poser de nombreux collets le moment venu.Ces collets ( u cappiu) étaient placés sur des branches fixées horizentalement en travers du parcours.___ Autant dire que ces oiseleurs, bravant les intempéries de l'hiver, partaient aux aurores et rentraient chez eux à la tombée de la nuit avec une précieuse récolte( + de 150 de ces passereaux parfois).___ Plusieurs familles tiraient leurs revenus du fruit de cette activité. Ce gibier très apprécié par sa chaire comme pour la confection d'un pâté fameux était exporté sur Marseille___.Avec le temps des grives venait le passage des bécasses. Leur apparition annonçait les premiers frimas. La chasse se faisait à l'affût au crépuscule et pour les chasseurs plus adroits au chien d'arrêt le long des ruisseaux.__ Quant au gibier sédentaire, lièvres et perdreaux rouges, les connaisseurs savaient où en trouver à l'ouverture de la chasse et ce n'était pas des produits d"élevage.___les temps ont bien changé !___Pour ce qui est des battues aux sangliers , elles ont toujours été le privilège des équipes des villages.Elles perpétuent encore la tradition des anciens .____Aujourd'hui , comme un peu de partout, il y a surabondance de cette espèce . Elle permet des équipées sympathiques avec invités . Au retour , les commentaires vont bon train, mais les chasseurs sont heureux de se retrouver et de partager la dégustation de produits du terroir dans une ambiance conviviale où l'on arrose les exploits des uns et des autres.
Cauro ( suite au n° 28)un conte de Noël
Pour l'insertion littérale du conte ci-dessous, que soit pardonnée mon inexpérience de traducteur pour le rendre authentique et lui donner sa force d'expression originale. Pour tous les Corses et amis de la Corse qui n'ont pas l'usage de notre langue maternelle" le Corse",je vais essayer de leur résumer ce texte d'une puissance descriptive incomparable. Il démontre les valeurs que nos anciens partageaient dans leurs difficultés d'existence.L'hospitalité,la fraternité, mais aussi la spiritualité ,elles sont mises en exergue par l'auteur. J'y vois un parallèle entre son thème et le cheminement des disciples d'Emmaüs selon l'évangile de St -Luc. D'un côté comme de l'autre nous voyons un aspect de la reconnaissance de Jésus après la Résurrection.______ Le texte :__" La Marmite du Seigneur": ______C'est un enfant qui demande à sa mamie de lui raconter un conte de Noël. Elle lui répond: ne l'oublie pas afin que tu puisses le transmettre à ton tour.____ On retrouve l'histoire de la foi d' une époque médiévale où la pauvreté était dans tous les foyers. ____Un bouvier se rendait aux champs dès l'aurore, par des chemins rocailleux et rentrait à l'heure du crépuscule éreinté, courbattu et le ventre creux à la casa. Un soir qu'il contournait son village pour conduire ses boeufs à l'étable, un inconnu l'accosta pour lui demander le gîte.Il lui répondit : un couchage auprès de l'âtre vous l'aurez ,mais le couvert sera maigre car c'est une mauvaise année.En rentrant au logis,l'épouse leur dit: je ne peux vous servir qu'un bouillon de pissenlit. On le fera à la grâce de Dieu.___Et après mamie dit l'enfant: Alors la femme prit une louche pour remplir la soupière et en retira ,ô surprise! un beau morceau de viande de pot-au -feu, puis un autre et chaque fois qu'elle plongeait la louche dans la marmite, encore un beau morceau de viande. Alors ,avec son mari, ils appelèrent tout le voisinage en criant: Venez tous , il y a un miracle à la casa. Et tous vinrent et firent un superbe festin. Quand tout ce monde fut rassasié, ils constatèrent que l'homme étranger n'était plus là;il s'était éclipsé.Personne ne l'avait vu disparaître. -----Comment mamie dit l'enfant: L'homme étranger c'était le Seigneur et plus personne ne le voyait. Souviens-toi , toujours que lui est présent dans les logis où il y a la foi. __________En cette période de la Nativité dans cette maison bénie, le christ ne se lasse jamais de faire un miracle.Il y avait mis sa Ste main . Je te raconte cette histoire comme je l'ai reçue moi-même de ma grand' mère.
Cauro(28) una fola di Natali
Fidèle lecteur de Corse- Matin, un jour, au début des premières années 1970, je lus dans une édition un conte de Noël de J.B.Stomboni (I) .Un conte en langue Corse d'une expression orale merveileuse. Je n'eus aucune peine à l'apprendre par coeur. Aussi,je tiens à le restituer sur mon blog, tel que, pour rendre hommage à son auteur.
(I) J.B. Stromboni ( 1916- 2007) originaire de Corse-du Sud. Enseignant.Résistant. Déporté à Rawa-Ruska. En 1971 , il crée à Corté "Scola Corsa" qui lance la croisade pour la suvegarde de la langue Corse.
A PIGNATA DU SIGNORI- Aïo, o minna, contacia una fola di Natali! ie, à mé viletta , ma un ti ni smintica ;cusi, à contaré ancu tu quandi tu saré maio ! - In quiddi tempi , chi Cristu andaia pa'si stradi, si pattia à fami niedda in i nosci loca. In quid ebuca chi paria casticata , arba , in ci n' era manca in a pianuru di Baraci, si campa à a frasca, si no feri un ci ni saria firmatu !. Una sera come ava, n'eramu di dicembri, un buiatéri si cunturraia in paesu à l'abrucatu, stancu, domu e famitu. I so boia un li pidia piu impaghjia pa' fa sulcina . allora; s'avia posu dapariddu una linzaredda ad'orzu in punta di jaddonu. - Ma nanzi di jungna in paesu, li s'accosta un' omu frusteri chi li dumandeti alloghjiu pa' a notti . ___E , u vi daremu po un sacconu cant'a focu, ma in a pignata un ci sara tantu, ché malannata !.____E ghjunsini in casa, A donna li dissi : sta séra à cullazio un sara ché brodu longu incu lataredda; attauletivi chi sareti stanchi!! . Ni staremu à graziud di DIu- ____E dopu ,o minna ?_____Allora a donna pidda a so suppera e bulica in a pignata incu u cucchjiaronu e, o miraculu di a Santa Nativita, vi ci caccia tamantu pezzu di carri, tutta pulpa , e po ni sorti un antru pezzu ancu piu maio , e piu ficcaia cucchjiaronu in a pignata ,e piu ni surtia robba ,allora, idda e u maritu si lampani in piazza , lintendu briona !___Aio ! curritu tutti , chi ci so i miraculi in casa.E tuttu u paesu famitu accorsi, ni feci à mangna - magna, ci n'era pa tutti à buzefara . Ma quand' ignunu era saziu , si n'avistini chi l'omo frusteri un c'era piu.____E nimu un l'avia vistu spariscia o minna ?____inno si n'era scatulitu. e nimu un l'avia vistu escia da casa,______comu o minna ! ._____Ie , o fiddo , l'omu frusteri era u Signori, un lu vidia piu nimmu in casa , ma iddu , invenitini quanti tu campi e sempri in casa di a fedi____E quidda sera di Natali, in quidda casa biniditta , Cristu, ch'un e mai stancu difa miraculi , ci avia missu a so santa mani . A ti contu sta sera , comu la m'avia conta a mé minnana uttant'anni fa ; e a d'avia cuntata a so minnana un a sera d'inguernu , in surbudda , accant'a u fuconu di Natali_________________





